Exces de stress et emotion

Comme nous l’avons peut-être déjà vu ensemble, le stress est une énergie électrique à laquelle nous accédons au gré de notre pensée et du mouvement que nous provoquons. Le stress représente ce qu’on doit faire selon notre envie profonde. Le stress est une énergie électrique : c’est un potentiel d’action qui se crée après chaque réaction chimique ayant lieu au sein de nos cellules neuronales. Un neurone quand il se connecte à un autre neurone (synapse), transmet un potentiel d’action électrique – qui transporte une quantité incroyable de molécules – pendant qu’un autre neurone récupère les informations qui lui sont transmises par cet influx nerveux. Les informations transmises se transforment à nouveau en potentiel d’action électrique (après l’électrochimie qui s’opère au moment de la connexion). En images, un neurone reçoit les informations, les emmènent directement dans son laboratoire (mitochondrie) pour y faire une expérience chimique et communique ensuite au corps entier le résultat de son expérience par des messages électriques.

Notre corps est un systeme de lecture

Le plus intéressant est peut-être ici d’ailleurs : c’est que notre corps va ressentir des tonnes d’informations dès que les messages seront transmis. C’est pourquoi nous avons tous un potentiel de développement propre aux informations que nous manipulons, depuis l’extérieur comme de l’intérieur. Chaque monde regorge d’informations et de systèmes complexes qui l’organisent. Quand un neurone se connecte à un autre, il connecte tous les mondes (extérieurs, intérieurs, univers) qui structurent ainsi notre présence et potentialise notre présent. Le stress est l’outil fondamental du neurone. C’est justement le stress qui crée la réalité subjective dans laquelle nous vivons en piochant les informations dont nous avons besoin dans une réalité objective à tous (décor). Comme le zoom sur l’image d’une caméra, nous regardons par l’objectif et nous faisons une mise au point avant d’immortaliser le moment dans la pellicule l’appareil ; et toutes les photos que nous prenons forment une chaîne d’images qui sont compilées et comprimés pour pouvoir passer en accéléré quand nous appuierons sur “lecture”. La vie, c’est un peu pareil, nous sélectionnons des informations avec précision que nous immortalisons dans notre ADN (mémoire cellulaire) et nous activons des mécanismes de lecture pour pouvoir comprendre le contenu de notre ADN (compilation d’acides aminés) dans le but d’avoir un rendu agréable sur l’extérieur.

Nos neurones permettent d’ajuster le contenu du stress que nous générons par nos propres choix de vie, et ça affecte directement notre ADN. Par exemple, si nous ne faisons jamais « d’effort », peu importe les actions que nous mettons derrière ce mot, nous exprimons dans notre propre réalité une limite pour notre action. Si nous faisons des efforts, alors nous dépassons forcément une limite, sinon nous ne dirions pas que nous faisons un effort. Quand nous dépassons nos limites, qui ne sont que des barrières créées par notre mental, nos neurones adaptent leur chimie et nous procurent un potentiel d’action nouveau, une stimulation nouvelle, qui n’est rien d’autre qu’une dose de stress bien précise. Ce potentiel nouveau communique avec les profondeurs de notre ADN et le libère de certaines compressions (groupements méthyles), ce qui nous permet d’exprimer de nouvelles forces. En gros, nous permets à notre ADN de jouer au jeu que nous lui proposons, nous ne faisons que nous autoriser nous-même de vivre ce que nous avons envie et de ce que nous sommes fait. En dépassant nos croyances, nous exprimons notre nature. Le rôle du stress est de nous rappeler constamment si ce que nous faisons est en accord avec qui nous sommes. Et vu qu’il ne juge pas, il n’hésite jamais à nous dire si nous faisons fausse route. 

Quand le stress est en trop

Le stress, rappelons-le, est un système dynamique qui a pour rôle d’extérioriser les déchets de notre corps et de potentialiser son fonctionnement. Le stress est l’énergie d’adaptation du corps. Littéralement, il signifie « tension mécanique », terme choisi par l’endocrinologue autrichien Hanks Seyle, qui au cours du 20ème siècle déchiffra les mécanismes biologiques du stress. Sous la tension imposée par le stress, notre corps monopolise ses ressources pour dominer une situation (faire face à) ou la fuir (prendre du recul). C’est un mécanisme ambiant, qui définit la nature de notre activité cérébrale et qui amène notre cerveau à s’apaiser, s’exciter ou se synchroniser.

Viens alors la question de l’excès, qui est radicalement différente de la nature elle-même du stress. Le stress par nature n’est pas quelque chose que nous avons « en trop » ou bien quelque chose que nous ne pouvons pas gérer. Dire que nous ne « savons » pas ou que nous ne « pouvons » pas gérer le stress est une illusion du mental, un trouble créé par notre Ego. C’est comme si je vous disais « vous êtes trop beau » ou « vous êtes trop belle », non…vous êtes juste beau, vous êtes juste belle. Vous êtes juste ce que vous êtes, rien de plus, rien de moins. Je n’ai pas besoin de créer de la magie là où il y en a déjà : je n’ai pas besoin de croire que vous êtes plus beau qu’il n’y parait. Je n’ai pas besoin de croire que j’ai besoin d’abuser (le réel) pour valider ce que je vois. Car sinon ça signifie que je crois que ma vie n’est pas assez belle comme ça, comme elle parait devant mes yeux. Du coup, je maquille le beau en plus beau qu’il n’y paraît… Eh bien le stress, c’est pareil.  Nous avons tendance à l’exagérer et à dire par reflexe « je suis trop stressé aujourd’hui » ou « je suis stressé en ce moment », alors que nous créons nous même le milieu anxiogène dans lequel nous avons décidé de vivre et duquel nous nous plaignons.

le stress est completement honnete, il ne juge pas

Il est nécessaire d’être clair avec  vous-même : vous décidez ce que vous voulez, et à tout moment, vous pouvez choisir de faire autrement. Personne ne décide à votre place, et vous ne pouvez pas être la victime de personne sinon de vous-même. Quand vous exagérez, vous renforcez votre côté victime car vous ne faites pas l’effort d’admettre que c’est le simple résultat de votre décision. Et à force, vous finissez par y croire, vous finissez par penser sans arrêt sans vous en apercevoir que vous êtes la victime de votre vie. C’est dommage quand même de croire que vous êtes la victime du jeu où vous êtes le seul héros ! Dans votre jeu, dans votre réalité, la princesse à sauver ou bien le prince à délivrer, en fait c’est vous. Donc en fait vous cherchez à sauver qui à part vous ? Si vous cherchez à vous sauver de quelque chose, la question alors c’est pourquoi ? Pourquoi cherchez-vous tellement à déformer votre réalité pour en créer une autre ? Sans doute car vous n’êtes pas satisfait. Vous avez l’impression qu’il vous manque quelque chose. Mais avez-vous déjà essayé de débrancher la console ?

L’excès de stress est causé par une perception de dangers à outre-mesure ; cela vous amène dans un état cérébral « Bêta » dit état de vigilance, où l’ensemble de vos systèmes se dérèglent car l’énergie s’épuise à chercher des solutions. Les moyens pour agir et faire face au danger se raréfient, et vous vous sentez de plus en plus fatigué et le stress prend alors une forme qui oxyde tous vos tissus. En fonctionnant en continu en réponse à cet état de vigilance, vous bloquez sur des peurs qui vous empêchent d’avancer. Cela impacte directement votre système immunitaire : fatigue chronique, dérèglement hormonal, « burn out » et maladies dégénératives s’en suivent. La question est donc la suivante : de quoi avez-vous peur au point de vous sentir obligé de reculer devant ce que vous souhaitez accomplir ? Où est-ce que vous bloquez dans votre vie ?

un reflexe mental qui nous pousse a limiter notre force

Si vous croyez que vous êtes « trop » stressé, c’est que sans vous en apercevoir, vous exprimez un manque qui vous a poussé à exagérer, dans le jugement de votre propre personne. Votre façon d’interpréter les choses « mécanise » votre système de croyance, jusqu’à créer des blocages génétiques. Vous bloquez l’énergie qui vous conditionne et vous empêchez littéralement le stress de jouer son rôle de stimulateur. Du coup, votre circulation sanguine, votre amplitude pulmonaire, la puissance de votre myocarde (muscle du cœur), votre capacité à digérer : vous empêcher la bonne stimulation des principaux systèmes qui vous maintiennent en vie.

Ce que je cherche à dire, c’est que même si vous avez accumulé plus de stress que prévu, vous n’en avez pas trop ! Vous avez la dose que vous méritez pour réparer vos actes. Simplement car le stress vous apporte des informations cruciales pour évoluer !

L’echec est un concept inutile

Si vous bloquez le stress, c’est le résultat de vos actes, ce n’est pas une erreur. L’erreur n’existe pas. L’erreur est un concept selon lequel nous avons besoin d’en faire pour réussir. Mais certains en ont une interprétation qui leur cause du tort car  ils sont persuadés que l’erreur est un frein à la réussite…alors que ça en est la condition la plus importante ! L’erreur est un mot qui a été inventé pour traduire le changement de votre expérience. Mais rien de fondamentalement objectif ne peut juger si ce que vous avez fait était une erreur ou pas, si ce n’est vous-même. L’amour qui circule en vous, lui est objectif car c’est lui vous motive de près comme de loin, c’est lui qui crée l’envie en vous. Vous pouvez aimer faire des erreurs en soi, rien ne vous y empêche ou ne doit vous condamner. Quand vous contractez vos muscles, vous ne vous dites pas que vous venez de faire une erreur, alors que ça génère du stress à cause des déchets acides qui sont libérés. C’est le résultat de votre effort physique. Quand vous mangez quelque chose de très gras et sucré, vous ne vous dites pas que vous avez fait une erreur, alors que ça génère du stress par la gestion nécessaire du pic d’insuline par votre pancréas pour réguler votre taux de sucre dans le sang. C’est le résultat de votre effort digestif. Quand vous vous énervez contre quelqu’un ou que vous faites preuve de sagesse, vous ne vous dites pas que vous avez fait une erreur, alors que ça génère du stress par les hormones d’urgence ou de bien-être qui sont secrétées. C’est le résultat de votre effort émotionnel. Dans tous ces exemples, le stress n’a pas attendu pour agir. Donc pourquoi croire qu’on peut contrôler ce qui nous arrive alors qu’on ne peut que choisir ce qui nous arrive. Pourquoi vouloir absolument croire que tout est erreur quand on ressent quelque chose de profondément stimulant à tout instant ? Pourquoi ne pas croire à la place que vous réussissez tout ce que vous faîtes, et faire de vous quelqu’un en qui vous avez confiance ? Le stress est le résultat de votre effort. Il vous apporte toutes les ressources nécessaires pour réparer votre effort. Erreur ou réussite, cela reste un simple effort pour le stress.

Le stress est la traduction concrete de votre autonomie

Le stress est un système autonome : chaque stress est particulier et s’exprime dans un langage précis. Il faut chercher à le traduire pour comprendre son langage. Apprendre à parler son propre langage est une mission digne de ce nom. Donc, relâchez-vous, et écoutez déjà ce que vous avez à vous dire.

Croire que les choses se figent entraîne un désordre structurel qui emmagasine de l’énergie et qui conduit à l’implosion par excès. Le trop plein de stress tient sa place ici, là où les déchets sont accumulés et où l’énergie s’y engouffre sans pouvoir en sortir. L’excès crée un cadre difficile à croire, c’est pourquoi les réactions sont parfois impulsives, de peur de rester enfermé.

En résumé, le stress est seulement l’activation d’une composante précise de votre système nerveux. Le stress est une fatalité, au sens que votre vie repose entre ses mains. Il s’agit de le comprendre et l’accepter tel qu’il se présente. Avoir peur de sa signification n’est pas nécessaire.

 

Ce qu’il est nécessaire de retenir :

  • Le stress affecte directement votre ADN,

 

  • Le stress impose une tension sur l’ensemble du corps qu’il faut réussir à détendre. Il faut l’exprimer d’une manière ou d’une autre en faisant un nouvel effort. C’est comme ça qu’on apprend à le comprendre, il est nécessaire de communiquer,

 

  • Le stress impacte ton système immunitaire à la hauteur des blocages que vous lui imposez. Le stress traduit qui vous êtes, il n’y a pas de raison d’en avoir peur.

 

  • Le stress est le résultat de votre effort. Il vous apporte toutes les ressources nécessaires pour réparer votre effort.

Qui a ecrit cet article ?!

Jean-Philippe Veronique

” La vie est un jeu dans lequel vous êtes la solution. Il suffit de jouer avec la vie “

Coaching mental et sportif – Manager sportif
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